Mar 3, 2026 | Changement de culture, Non classifié(e)
Vous est-il déjà arrivé de ressentir une oppression dans la poitrine en lisant des nouvelles sur le climat ? Ou un sentiment d’inquiétude en pensant à l’avenir de la planète? L’éco-anxiété naît souvent ainsi : comme un malaise subtil qui émerge lorsque la conscience environnementale rencontre notre vulnérabilité.
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Être informé sur le changement climatique et les crises écologiques peut nous pousser à modifier nos habitudes, à faire des choix plus mesurés, à nous orienter vers une sobriété heureuse. Cependant, cette lucidité et cette compréhension de l’état de la planète peuvent également générer une agitation constante. L’éco-anxiété n’est pas seulement une préoccupation : c’est un malaise complexe fait de culpabilité, de colère, de tristesse et d’impuissance. Elle se manifeste parfois physiquement par des états d’insomnie, de tension, mais aussi, sur le plan comportemental, par le besoin d’agir de manière compulsive ou par des conflits permanents avec ceux qui semblent ne pas se soucier suffisamment.
Si nous nous immergeons dans un flux continu d’informations sur les urgences climatiques et la dégradation de l’environnement, la peur du climat peut s’amplifier.
Le réchauffement climatique, la pollution, la perte de biodiversité sont souvent présentés comme un processus en évolution très rapide et presque irréversible. La prédominance des messages alarmistes, accompagnée de rares exemples concrets de solutions applicables et d’une perception d’inertie politique, peut alimenter le sentiment que l’éco-anxiété est une réponse inévitable à un avenir déjà compromis.
Sommes-nous vraiment impuissants ? L’avenir est-il déjà écrit ?
L’éco-anxiété est un mal-être complexe composé de culpabilité, de colère, de tristesse et d’impuissance.
Au-delà de l’éco-anxiété : du pessimisme au possibilisme
Ma proposition, lorsqu’il s’agit de questions environnementales, n’a rien à voir avec l’optimisme ou le pessimisme. Je propose plutôt la voie du possibilisme. Nous ne savons rien de l’avenir. Il est encore en construction. La question sur laquelle je propose de se concentrer est la suivante : que pouvons-nous faire pour créer un avenir radieux, sûr, prospère, pacifique, où nous pourrons vivre dans un environnement sain, en harmonie avec la nature et tout le Vivant?
L’éco-anxiété a tendance à nous faire osciller entre l’alarme et la résignation. Le possibilisme, en revanche, nous invite à rester présents dans la complexité, sans nier les difficultés et sans nous laisser submerger par elles. L’avenir n’existe pas encore et nous avons le pouvoir de faire évoluer les choses dans la direction que nous préférons.
L’éco-anxiété tend à nous faire osciller entre l’alarme et la résignation. Le possibilisme, en revanche, nous invite à rester présents dans la complexité.
Le pouvoir de l’individu
Pourquoi un être humain comme vous ou moi devrait-il faire la différence sur un sujet aussi vaste et complexe que le climat, l’avenir de l’humanité et de la planète Terre ? Je réponds à cette question en partant de deux phénomènes observés dans la nature : la transition de phase et la coopérativité.
Nous observons une transition de phase, par exemple, lorsque l’eau passe de l’état liquide à l’état solide. Au cours du refroidissement, de petits agrégats ordonnés de molécules, appelés centres de nucléation, apparaissent. S’ils restent trop petits, ils se dissolvent ; s’ils dépassent un certain seuil, ils deviennent le point de départ d’un cristal qui se développe. La transformation, de l’eau 100 % liquide à l’eau 100 % solide, n’est pas immédiate mais nécessite une transition. Cependant, lorsqu’une masse critique suffisante est atteinte, le processus s’accélère.
Coopérativité et changement collectif
Un autre phénomène à prendre en considération est celui de la coopérativité biologique. Le globule rouge, par exemple, a la capacité de lier quatre molécules d’oxygène. Ce qui est intéressant, c’est que le processus ne se déroule pas de manière indépendante : lorsque la première molécule d’oxygène se lie, elle modifie légèrement la structure du globule rouge, facilitant ainsi la liaison de la deuxième. La deuxième facilite la troisième, et la troisième accélère encore la liaison de la quatrième.
En d’autres termes, chaque lien prépare et favorise le suivant. Le processus devient progressivement plus simple et plus rapide à mesure qu’il avance.
C’est le principe de la coopérativité : un premier pas crée les conditions favorables pour que d’autres pas similaires puissent se dérouler plus facilement.
Favoriser la transition de notre société
Et si nous appliquions cette vision à la transition de notre société ? Dans le passage de l’eau à l’état solide, un centre de nucléation est ce petit noyau initial autour duquel le changement prend forme. C’est un point de cohérence : lorsqu’il atteint une certaine stabilité, il permet au cristal de se développer.
De la même manière, dans une transformation collective, un centre de nucléation peut être une personne, un groupe, une communauté qui incarne de manière cohérente une nouvelle façon de penser et d’agir. Il n’impose pas, ne force pas, mais rend visible une possibilité. L’élément qui favorise le changement est la conscience.
Nous pouvons alors nous demander : comment devenir nous-mêmes un centre de nucléation qui favorise la transformation vers la prospérité, la paix et l’harmonie ? Ou comment rejoindre un centre déjà existant ? Comment contribuer à atteindre la masse critique qui rend une transformation possible ? Certaines études sur les mouvements sociaux suggèrent qu’il suffit que 3,5 % de la population soit activement impliquée pour qu’un changement devienne irrésistible, à condition qu’il soit non violent. Cette donnée relativise le sentiment d’impuissance qui accompagne souvent l’éco-anxiété : il ne sert à rien de convaincre tout le monde, il faut incarner avec cohérence ce que nous voulons faire émerger.
Comment devenir nous-mêmes un centre de nucléation qui favorise la transformation ?
Transformer l’éco-anxiété en action consciente
Pour faire un premier pas, nous pouvons commencer par retrouver notre autodétermination au quotidien. Cela signifie recentrer notre attention sur ce qui est réellement à notre portée, ici et maintenant, au lieu de la disperser sur ce que nous ne pouvons pas contrôler. Même un petit geste, s’il est choisi consciemment, brise le sentiment d’impuissance. Devenez le changement que vous souhaitez voir dans le monde. Respectez la nature, agissez consciemment pour préserver l’environnement, soutenez les personnes et les producteurs qui font des choix de développement durables.
L’éco-anxiété que vous avez ressentie jusqu’à présent peut alors se transformer en une énergie lucide, capable de générer des choix efficaces.
Puoi diventare il cambiamento che desideri che avvenga nel mondo
Les actions ne suffisent pas : la qualité des pensées oriente l’avenir
Il y a un autre aspect fondamental dont je voudrais vous parler. Les actions sont importantes, mais elles ne suffisent pas. Il existe un niveau plus subtil qui précède l’action : celui des pensées et de l’état intérieur dont elles sont issues. Si nous agissons sous l’emprise de la peur, de la colère ou de l’angoisse, même l’action la plus vertueuse risque d’emporter avec elle cette même vibration.
Certaines réflexions contemporaines, inspirées de la physique quantique et des travaux du scientifique Jean-Pierre Garnier Malet, proposent une vision du temps qui n’est pas exclusivement linéaire. Dans cette perspective, l’avenir n’est pas une trajectoire unique déjà déterminée, mais un ensemble de possibilités. La conscience, par l’attention et l’intention, participe à la direction que prend notre parcours.
J’ai appris par Jean-Pierre Garnier Malet que chaque pensée crée un futur potentiel et que grâce au sommeil et à la façon dont nous nous endormons, nous avons la possibilité d’être inspirés pour réaliser les futurs potentiels les plus lumineux. J’ai approfondi ce sujet dans l’article consacré au sommeil réparateur et à la phase REM, car là aussi, se joue une part de notre équilibre entre ce que nous vivons aujourd’hui et ce qui deviendra possible demain.
Il existe un niveau plus subtil qui précède l’action : celui des pensées et de l’état intérieur dont elles sont issues.
La conscience, levier de transformation
Il ne s’agit pas de nier la réalité de la crise climatique. Il s’agit de reconnaître que notre conscience participe à la manière dont nous traversons le présent et construisons l’avenir. Si nous imaginons rationnellement un avenir harmonieux mais que nous restons intérieurement habités par la colère et le désespoir, nous continuons à alimenter des scénarios où la colère et le désespoir dominent. L’éco-anxiété ne se dissout donc pas : elle se consolide.
Cultiver des pensées possibilistes ne signifie pas fermer les yeux sur les difficultés. Cela signifie ne pas laisser la peur devenir le seul scénario mental disponible. Les actions sont nécessaires, mais la conscience dont elles sont issues est encore plus importante.
Cultiver des pensées possibiliste ne signifie pas fermer les yeux devant les difficultés.
Choisissez votre nourriture
Fort de cette prise de conscience, vous comprenez à quel point l’alimentation émotionnelle compte. La surexposition aux informations catastrophiques intensifie la peur climatique, alimente un sentiment de paralysie et crée des futurs potentiels dramatiques. Il est important de s’informer, mais il est tout aussi important de protéger son équilibre, en choisissant le moment et la manière de le faire. Si vous vous nourrissez d’informations catastrophiques, vous devez les équilibrer avec des pensées qui nourrissent le respect, la sérénité, l’amour de la vie et de la nature, le sens de l’émerveillement. Trouvez votre propre façon de vivre des moments où vous vous sentez confiant, serein et aimant. N’oubliez pas de nourrir votre joie intérieure.
Marcher dans la nature, méditer, cultiver des relations authentiques, pratiquer des activités qui nourrissent l’âme, accomplir de petits gestes concrets de respect pour l’environnement : ce sont des actions simples, mais profondément ancrées. Chaque geste cohérent avec l’avenir que nous souhaitons, crée une trace. Ainsi, jour après jour, nous pouvons devenir de petits centres de nucléation de conscience, non pas en criant sur tous les toits, mais par notre façon de vivre.
Chronos et Kairos : habiter le temps différemment
Pour conclure mon argumentation sur l’importance de la conscience, je voudrais aborder un autre aspect : le temps. Chronos est le temps linéaire, mesurable, celui des échéances et des prévisions. Si rien ne change, l’avenir semble suivre une trajectoire déjà tracée. Dans cette perspective, l’éco-anxiété trouve un terrain fertile : ce que nous craignons semble inévitable, comme si c’était déjà écrit.
Kairos, en revanche, est le temps de l’opportunité, le moment qualitatif où une bifurcation devient possible. Il ne s’oppose pas à Chronos, mais le traverse.
La qualité de nos pensées influence la trajectoire que nous renforçons et les opportunités de bifurcations qui peuvent se présenter. Il ne s’agit pas d’éliminer le temps linéaire, qui reste nécessaire pour nous organiser. Il s’agit plutôt d’avoir suffisamment de conscience pour reconnaître avec notre cœur les moments où une opportunité de changer radicalement de trajectoire se présente, puis de la saisir.
De l’éco-anxiété à la responsabilité intérieure
L’éco-anxiété, signe d’une sensibilité vive, peut être le levier d’une transformation profonde. La peur peut paralyser, mais elle peut aussi réveiller. En effet, nous ne pouvons pas tout contrôler, mais nous pouvons choisir la qualité de notre présence. Nous pouvons choisir la cohérence entre ce que nous ressentons, pensons, faisons et désirons.
L’avenir n’est pas écrit une fois pour toutes. C’est un processus en mouvement. Et chaque jour, dans le silence de nos choix et dans la qualité de nos pensées, nous pouvons contribuer à l’orienter dans la direction que nous souhaitons.
Jan 12, 2023 | Changement de culture, Se connaitre
Vous vous trouvez face à un évènement que vous jugez défavorable voire injuste et vous vous mettez en colère, vous vous sentez totalement désespérés parce que vous auriez souhaité que les choses se passent différemment ? Vous êtes en train de créer de la résistance. Vous faites l’expérience de la non-acceptation.
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En luttant de la sorte, vous ouvrez la porte à des émotions intenses et prolongées qui durent parfois toute une vie et qui diminuent votre énergie vitale. Vous ruminez le fait que les choses aient « mal tourné », en vous reprochant les mots que vous avez prononcés ou les choix que vous avez faits.
Lutter et refuser un évènement est source de souffrance psychologique.
La résistance est l’opposé de l’acceptation. S’ouvrir à l’acceptation, c’est prendre acte qu’un évènement s’est produit, même si cela ne vous plaît pas et que c’est douloureux. Accepter signifie accepter tout événement tel qu’il est.
Faire un pas vers l’acceptation vous semble impossible ? Sachez que vous pouvez le faire et que c’est important pour votre santé.
Je vous explique pourquoi.
L’acceptation signifie accepter tout événement tel qu’il est.
Un problème répandu.
Si vous êtes aux prises avec cette résistance intérieure qu’est la non-acceptation, ne soyez pas surpris. La plupart des êtres humains le sont, surtout ceux nés en Occident.
Depuis l’enfance, nous sommes élevés dans la croyance que nous pouvons façonner notre vie : avec un petit effort, nous pouvons nous aussi vivre notre conte de fée et éviter pour toujours la douleur. Ainsi, lorsque, inévitablement, la douleur frappe à notre porte, nous sommes surpris et en colère.
La non-acceptation peut concerner non seulement le passé mais aussi l’avenir : nous sommes agrippés à l’idée que tout doit se dérouler exactement selon nos plans, ce qui crée anxiété et insécurité.
Êtes-vous agrippés à l’idée que tout doit se dérouler selon vos plans ?
Mettez sur papier ce que vous n’acceptez pas.
Quand vous aurez terminé de lire cet article, faites cet exercice.
Il vous permettra de prendre conscience de ce que vous n’acceptez pas dans votre vie et vous pourrez commencer un travail d’acceptation.
Prenez une feuille de papier et écrivez sous forme de liste toutes les situations présentes et passées où vous faites l’expérience de la non-acceptation. Faites-le sans filtre, sans aucun jugement. Les émotions négatives que vous ressentez à propos de certaines situations passées ou présentes servent de fil conducteur à votre enquête.
Vous n’acceptez peut-être pas d’être nés dans la famille qui est la vôtre ? Vous n’acceptez pas d’avoir fait un « mauvais » choix professionnel ? Ou encore, vous êtes en colère à cause de la façon dont un être cher est mort ?
Dans notre vie, nous sommes tous confrontés à des situations et à des événements. Nous en vivons certains avec plaisir et d’autres avec douleur. Prendre pour référence un idéal absolu, fait que nous nous sentons profondément blessés lorsque les choses ne se déroulent pas comme elles “devraient”. Nous nous sentons souvent victimes des autres ou d’une autorité supérieure qui, dans notre esprit, s’en prend à nous : Dieu, la Vie, l’Univers, ou quelqu’autre nom que nous voulons bien donner à ce « plus grand que nous ». Évidemment, tout ce vécu, ce pathos, est influencé par nos croyances culturelles, spirituelles et religieuses.
Paradoxalement, l’exigence absolue de bien-être et le manque d’acceptation de la douleur nous exposent au risque de connaître une souffrance intense et prolongée.
L’exigence absolue de bien-être nous expose au risque de connaître une souffrance intense et prolongée.
Un point de vue différent.
Les enseignements spirituels provenant principalement de l’Orient nous apprennent que nous sommes sur Terre pour vivre des expériences, et que lorsque nous aurons terminé ces expériences, nous retournerons là d’où nous venons.
Certains d’entre nous sont là pour vivre des expériences qui dureront longtemps, d’autres ne resteront sur Terre que quelques années et d’autres encore termineront leur voyage avant même de quitter le ventre de leur mère.
Selon ces enseignements, notre âme sait très bien ce qu’elle est venue apprendre et donc quels types d’expériences nous sommes destinés à vivre. Elle choisit alors pour s’incarner le moment, le lieu, la famille et le corps les plus appropriés aux expériences à vivre, avec tous leurs avantages et leurs inconvénients.
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Nous n’avons aucun pouvoir sur la vie et la mort.
Il est maintenant devenu évident pour moi que les petits humains que nous sommes n’ont aucun pouvoir sur la vie et la mort. Bien que nous disposions d’une marge de libre arbitre et de choix, nous vivons ce qu’il nous est possible et nécessaire de vivre.
Lorsque je dis que nous n’avons pas le pouvoir sur la vie et la mort, je pense à mes collègues médecins, qui vivent souvent la mort de leurs patients comme un échec personnel. Je pense aux couples qui ne parviennent pas à avoir d’enfants, c’est-à-dire à donner la vie, mais aussi aux parents qui se sentent coupables de ne pas avoir pu protéger un enfant au point de l’empêcher de mourir.
Nous remettre à notre place d’êtres humains, “petits riens dans l’univers”, et abandonner l’idée utopique de la perfection, nous permet de redimensionner notre rôle sur Terre. Nous pouvons alors simplement nous appliquer à faire du mieux que nous pouvons, confiants dans le fait qu’il y a un Sens à tout ce que nous vivons. Evidemment, l’ampleur de ce Sens est souvent insaisissable pour notre conscience d’hommes et de femmes. Dans mon expérience, ces étapes sont décisives pour vivre plus sereinement.
Engagez-vous à faire de votre mieux, confiants dans le fait qu’il y a un Sens à tout ce que vous vivez même si c’est insaisissable pour votre conscience.
Attachement positif et négatif.
Qu’est-ce que l’attachement, me direz-vous ?
Être attaché, c’est tenir à quelque chose : la vie, une personne, un travail, un projet, une qualité de vie etc… Quand l’élan vital et sain qui nait du désir se transforme en une exigence absolue, il devient attachement et ses bienfaits disparaissent à l’instant.
Un minimum d’attachement à la Terre et à la vie est nécessaire. Sans lui nous n’aurions aucun élan de survie.
Cependant, lorsque cet attachement à la vie est excessif voire absolu, il requiert tellement d’énergie que paradoxalement, il risque de nous tuer. L’attachement crée une résistance qui nous oblige à vivre dans un état de tension permanente.
L’attachement crée un état de tension permanente.
Lorsque l’attachement prend le dessus, il nous devient impossible de nous détendre et nous perdons la capacité de percevoir la réalité dans l’ici et maintenant. Nous ne pouvons plus faire la distinction entre ce qui est vital et ce qui est mortel. Nous n’avons plus accès à cette capacité instinctive qui nous permet habituellement de sentir si quelque chose renforce notre vitalité ou la consume et la détruit.
Ce qui se passe quand on perd le contact avec la réalité.
Privés du contact avec les sensations réelles de l’instant présent, nous devenons des êtres avec une tête énorme et sans corps. Nous nous retrouvons à penser notre vie au lieu de la vivre.
Avec cette tête énorme, notre esprit élabore des dogmes qui conditionnent toute notre existence, même s’ils ne sont pas du tout adaptés à la situation réelle que nous vivons.
Nos actions sont alors conditionnées par des pensées irrationnelles, complétement déconnectées de la réalité. Nous entrons dans un état de réaction et nous nous concentrons uniquement sur le problème. Notre réponse devient alors automatique et défensive. Nous perdons de vue nos objectifs fondamentaux et sommes souvent poussés à agir de façon franchement contre-productive.
Vous pouvez dire oui au traumatisme.
Lorsqu’un événement indésirable vous tombe dessus, vous avez le choix entre dire non au traumatisme, c’est-à-dire ne pas l’accepter, ou dire oui.
Dire oui signifie accepter que quelque chose que vous considérez comme négatif se soit produit, même si cela ne vous rend pas heureux. Vous pouvez ne pas être d’accord avec ce qui est arrivé, mais être dans l’acceptation, reconnaitre, prendre acte, que cela s’est bien produit.
Dire non, en revanche, vous éloigne de la réalité et vous entraine dans la spirale de la résistance : ressasser, lutter, refuser. Vous pouvez bien sûr dire non à un événement négatif, mais cela ne change rien au fait qu’il se soit produit.
Vous pouvez dire non à un événement négatif, mais cela ne change pas le fait qu’il se soit produit.
Les conséquences du non sur votre vie.
Quand vous dites non, vous entrez dans la non-acceptation. La propension à l’attachement et la résistance l’emportent. Des jugements et des pensées absolues surgissent, vous éloignant inexorablement de la réalité.
Par conséquent, vous vivez l’événement indésirable de façon aiguë et dramatique. Vous perdez le contact avec la réalité. Votre attention se focalise sur le problème. Sans une vue d’ensemble, il vous est encore plus difficile de trouver des solutions à ce qui est arrivé. Parfois même, les actions en réaction à ce que vous n’acceptez pas ont des conséquences négatives bien pire que la situation initiale elle-même. Et vous n’avez plus la clarté d’esprit qui vous permet d’en avoir conscience.
Lorsque la non-acceptation l’emporte, les objectifs à atteindre se transforment en exigences absolues. Nous agissons comme si nous étions Dieu. Cette attitude est source d’anxiété et de dysharmonie car elle est totalement irrationnelle. Les pensées absolues consomment une quantité exagérée d’énergie et bloquent le flux harmonieux de la Vie en nous.
Comme je l’ai souligné dans d’autres articles de ce blog, l’excès de stress et le manque d’énergie conduisent à la maladie. Nous avons dit non à un événement indésirable parce que nous pensions qu’il allait gâcher notre vie, entraver notre bonheur. Eh bien, de façon totalement contre-productive, c’est notre non qui nous fait souffrir chaque jour d’avantage.
Les pensées absolues consomment beaucoup d’énergie et bloquent le flux harmonieux de la Vie.
Ne vous précipitez pas vers la condamnation.
Rapidement, le non conduit à la condamnation : condamnation de nous-même et des autres, de tout ce que nous considérons comme étant à l’origine de la situation que nous n’acceptons pas. Nous sommes en colère contre nous-même parce que nous avons eu des problèmes, nous sommes en colère contre les autres qui ne font rien pour améliorer les choses, nous sommes en colère contre Dieu ou l’Univers, nous nous sentons seuls au monde…
Dire non conduit à la séparation : nous devenons grognons, incapables d’empathie, nous n’écoutons plus les autres et leurs points de vue. La discussion ouverte devient impossible. Dire non conduit à l’opposition et les conflits éclatent presque constamment.
Dire non conduit à la condamnation, à la séparation et à l’opposition.
Une énergie destructrice nous envahit alors de manière plus ou moins importante. La situation devient intolérable, aiguë et dramatique, et nous souhaitons vivement qu’elle cesse le plus rapidement possible. Les moyens que nous pouvons utiliser pour nous en sortir ne nous intéressent plus. Nous pouvons souhaiter disparaître nous-même ou faire disparaître les autres.
Supprimer la personne que nous croyons responsable de notre douleur. En agissant dans cet état altéré de conscience, nous risquons de faire des choses bien pire que l’événement initial qui a déclenché le traumatisme.
Permettez-moi d’illustrer par quelques exemples ce que j’entends par des actions irrationnelles qui vont à l’encontre du désir ou de la volonté initiale : se séparer d’un partenaire parce que, à notre goût, nous ne passions pas assez de temps ensemble. Faire la guerre pour obtenir la paix et le respect. Utiliser des thérapies toxiques sur des personnes en bonne santé pour les empêcher de tomber malade. En gros, prendre des mesures qui sont plus néfastes que la situation initiale que nous rejetons.
Quoi qu’il en soit, nous devenons très, très tendus et notre niveau de stress est très élevé. Notre corps doit intervenir pour nous aider à faire face à cette situation. En plus de l’inconfort psychologique, les symptômes physiques réels de la maladie commencent à se manifester.
Lorsque vous dites non, vous faites monter le niveau de stress à un point tel, que votre corps est obligé d’agir.
Comprendre les raisons de la non-acceptation.
Nous sommes enclins à la non-acceptation car nous croyons à tort que tout ce à quoi nous sommes attachés (famille, amis, objets, professions, dogmes, croyances, statut social, identité…) nous apporte de l’énergie.
Mais sachez que la non-acceptation, la résistance et l’attachement ont des conséquences néfastes sur les êtres que nous sommes.
- ils limitent le mouvement vital physique, émotionnel et spirituel de la Vie. La peur de la perte pousse à ignorer le mouvement vital intérieur, qui nous conduirait vers de nouvelles expériences et des situations inconnues. Métaphoriquement, c’est comme si le pommier était attaché à ses fleurs et résistait à la transformation qui lui a toujours permis de créer des fruits.
- Ils ne fournissent pas la bonne énergie. En s’accrochant à ce que nous croyons indispensable, nous n’avons pas les mains libres pour recevoir l’abondance, disponible et adaptée à chaque instant.
- Ils réduisent l’espace mental et spirituel. L’attachement et la non-acceptation bloquent notre curiosité et la possibilité d’évoluer.
Vous vous attachez à ce que vous pensez être vital pour vous, mais l’attachement vous prive de votre vitalité.
Le grand pouvoir du oui.
Quand vous dites oui, l’acceptation gagne. Votre perception de la réalité qui vous entoure et de ce qui s’est produit reste réaliste.
Attention : acceptation n’est pas synonyme de soumission ou de résignation. Vous résigner signifie que vous n’avez pas accepté le traumatisme, mais que vous avez essayé à contrecœur de l’accepter. Ainsi, vous vous trouvez tout de même dans la spirale négative du non.
L’acceptation n’est pas la soumission ou la résignation.
Accepter la réalité telle qu’elle est tout en maintenant vos désirs est tout à fait possible. Vous pouvez vous connecter à ce qui est arrivé et rester connectés à vos désirs les plus profonds. En restant, à chaque instant, en contact avec la réalité, vous vous concentrez sur ce que vous pouvez faire pour aller bien malgré l’événement désagréable qui est survenu. En pratique, vous ne réagissez pas mais vous agissez. Vous restez centrés sur ce qui est important pour vous. Vous êtes clairs avec votre intention et vous vous efforcez de réaliser votre objectif.
Concentrez-vous sur ce que vous pouvez faire pour aller bien malgré ce qui est arrivé.
Quand nous sommes dans l’acceptation, c’est à dire en disant oui, nos pensées restent rationnelles et nous aident à atteindre nos objectifs. Elles entraînent des réactions émotionnelles proportionnées et appropriées à l’événement. Lorsque nous sommes confrontés à un événement indésirable, nous nous posons les bonnes questions, nous essayons d’en tirer des enseignements, nous pouvons nous sentir désolés, mais pas désespérés ni accablés. Le traumatisme est transformé en une opportunité de croissance intérieure.
Le traumatisme se transforme en une opportunité de croissance intérieure
Responsabilité et gratitude.
En restant en contact avec la réalité, nous sommes en mesure d’assumer notre part de responsabilité (si nous en avons une), sans nous blâmer. Nous pouvons chercher activement une solution fructueuse. Nous pouvons comprendre si ce qui est arrivé est immuable ou peut être changé. Nous pouvons même comprendre qu’il est possible de sortir d’un événement négatif transformés, plus fort et plus heureux qu’avant.
Nous pouvons en venir à éprouver de la gratitude, car Dieu, l’Univers ou qui que ce soit, nous a envoyé un signal. La douleur et l’inconfort ont signalé la nécessité d’un changement, soit de situation, soit d’un aspect de nous-même sur lequel nous avons pu travailler afin de le renforcer voire le transformer.
Grâce au oui, nous gardons une vision globale et unitaire de la réalité : nous, les autres et même l’événement négatif que nous avons vécu, faisons partie d’un Tout. Nous pouvons ensuite échanger sur la situation difficile avec les personnes concernées. Nous en viendrons à réfléchir à ce que nous pouvons faire ensemble pour le bien-être de chacun.
Le oui apporte une énergie constructive.
Lorsque nous sommes dans l’acceptation d’un mal-être ou d’un événement négatif, l’énergie qui nous envahit alors est constructive et, même si cela peut sembler paradoxal, favorise le bien-être. Nous n’entrons pas en conflit avec nous-même ou avec les autres. Notre corps n’a pas besoin de supporter une quantité excessive de stress car le mécanisme de résistance n’a pas été déclenché. Nos cellules maintiennent l’homéostasie, l’équilibre est préservé.
Le niveau de stress est adapté à ce que nous vivons : nous sommes tendus lorsqu’il y a un réel danger et qu’une action est nécessaire pour changer la situation, nous sommes détendus lorsque les circonstances le permettent.
Évoluer en harmonie avec la vie.
Comprenez que même les événements défavorables sont des occasions de croissance, d’enseignement, d’évolution. Certains disent que l’évolution est le but principal de notre expérience sur Terre. Lorsque nous disons non aux traumatismes et aux événements indésirables, nous sommes dans la non-acceptation. Nous bloquons le flux de la Vie et le traumatisme lui-même devient inutile, il perd son sens. La douleur qui aurait été temporaire devient une souffrance qui peut se prolonger toute une vie.
Lorsque nous disons oui, nous sommes dans l’acceptation. Nous restons en harmonie avec la Vie, qui peut circuler librement en nous et autour de nous. Nous pouvons alors puiser dans le flux de la Vie et profiter de tous ses bénéfices. Nous restons également en contact avec nos désirs les plus profonds et agissons de manière cohérente pour les réaliser.
Mar 2, 2021 | Changement de culture
La santé et la maladie s’excluent-elles mutuellement? En fait, pas nécessairement. L’Organisation Mondiale de la Santé définit elle-même la santé des êtres humains comme un état de complet bien-être physique, mental et social. La santé n’est donc pas simplement l’absence de maladie ou autres infirmités.
La santé est un état complet de bien-être physique, mental et social.
La santé est un objectif que nous pouvons tous poursuivre et atteindre. À condition de changer notre façon de concevoir la maladie. En fait, chaque symptôme peut être accueilli comme un message que notre corps nous envoie. Mais avant de pouvoir comprendre ce message, il est important de changer notre point de vue sur la santé et la maladie.
La santé est un objectif que nous pouvons tous poursuivre, même les personnes malades.
Changez de point de vue
Libérez-vous des idées préconçues sur ce que signifie être malade et ce que signifie être en bonne santé. Mes années d’expérience en tant que médecin m’ont fait comprendre que l’un des problèmes qui rend difficile ou freine la guérison et le bien-être psycho-physique est notre attitude face à la maladie. Elle devrait être révisée à la base.
Il est temps de faire la paix avec la maladie et le corps
La société occidentale est habituée à appréhender le retour à la santé comme un combat. Nous entendons souvent parler de personnes qui luttent contre la maladie ou qui ont gagné la guerre contre la maladie. Les patients peuvent guérir grâce aux armes des médecins.
Un lien étroit s’est créé entre la réalité de la guerre et la médecine conventionnelle. Tout l’imaginaire et les mots qui ont trait à la guerre ont été « empruntés » et assimilés par le système sanitaire et ses praticiens. Ce sont les médecins eux-mêmes qui nous parlent de la maladie avec un regard de guerriers.
Je suis personnellement convaincue qu’on ne peut pas favoriser une santé rayonnante sur un champ de bataille. La paix est un moyen plus vital et efficace de guérir et aller bien.
L’imaginaire collectif associe guerre et maladie
Pensez à la façon dont beaucoup d’entre nous ont l’habitude de parler de la maladie et de la santé. Plus spécifiquement, il suffit d’observer ce qui s’est passé et se passe encore en ce qui concerne la pandémie de Covid-19.
La maladie est l’ennemi, qui a ses complices, comme les microbes, la pollution, la mauvaise alimentation, le stress, etc. Les forces armées sont composées de combattants de différents grades comme des médecins, des infirmières, des thérapeutes, etc. L’artillerie pour éradiquer l’ennemi est variée. Elle va des médicaments aux radiations en passant par les bistouris.
La guerre est devenue partie intégrante de notre imaginaire collectif lié à la santé et à la maladie.
L’industrie de la guerre est composée de laboratoires pharmaceutiques et biomédicaux. Il existe même un Génie militaire, formé de chercheurs qui étudient des solutions pour vaincre l’ennemi. Dans ce cadre, les “déserteurs” ne manquent pas. Ce sont les médecins et les patients qui refusent de suivre les préceptes belligérants et « renoncent » à faire la guerre.
Etes-vous sûr que la lutte est la bonne stratégie ?
Les coûts de cette stratégie de guerre sont énormes, en terme de temps, d’énergie, d’argent, de qualité de vie. On combat jour et nuit pour soigner les blessés, tuer l’ennemi ou empêcher une nouvelle invasion. Aujourd’hui plus que jamais. Le monde entier est engagé dans cette guerre contre l’ennemi. Qu’on l’appelle Covid-19, cancer, diabète ou de mille autres noms. Qu’il s’agisse d’un événement aigu ou d’une maladie chronique. Le coût émotionnel est énorme. Comme dans toute guerre, les émotions prédominantes de ceux qui la vivent sont la peur, l’anxiété, l’impuissance et l’insécurité.
Les émotions que nous vivons en temps de guerre sont la peur, l’anxiété, l’impuissance et l’insécurité.
Le nombre de victimes civiles est énorme. Le nombre de patients morts ou mutilés ne cesse de croître. Mais il y a aussi de nombreuses victimes parmi les soldats qui combattent sur le front. Le taux d’épuisement professionnel (Burn out) est en augmentation dans les professions de santé.
La conséquence de tous ces facteurs est un coût social croissant. La dépression et l’anxiété sont en hausse, tandis que la force active des individus et le bien-être général de la société diminuent. D’un point de vue économique, rien qu’en 2016, les dépenses de santé en Italie ont dépassé 149 milliards d’euros.
Le résultat est que nous vivons dans une guerre sans fin dans laquelle les ennemis (les maladies) semblent se reproduire et devenir de plus en plus cruels.
Une pensée bienveillante pour les victimes et le personnel médical
J’ai le plus grand respect pour toutes les victimes qui sont mortes sur le champ de bataille et je suis désolée pour leurs proches. Je ne doute pas que les professionnels de santé se soient battus et se battent encore dans le seul but de faire le bien.
Mes remerciements les plus sincères vont aux médecins, aux infirmières et aux chercheurs qui travaillent avec cœur et sérieux.
Les médecins, les infirmières, les chercheurs et tous ceux qui travaillent dans le domaine de la santé avec cœur et sérieux font honneur à l’humanité. Je les remercie donc pour leur engagement et pour s’être mis au service de la lutte contre la souffrance de ceux qui vont mal. Je sais qu’ils croient fermement à leur propre vision de la santé et de la maladie et aux protocoles qu’ils utilisent quotidiennement pour combattre l’ennemi commun.
Et pourtant…
Mieux vaut être « déserteur » en cas de guerre insensée.
Je considère toute l’expérience accumulée au cours des siècles par la médecine, y compris ses succès et ses erreurs, comme une source de richesse inestimable. Cependant, je crois que le temps est venu de faire face à l’ampleur des dégâts créés par ce paradigme de guerre, qui monopolise notre vision de la santé et de la maladie.
Je ne veux pas être un soldat envoyé au front pour combattre contre un faux ennemi avec des armes inefficaces, pour une guerre sans fin.
Je ne veux plus perdre autant de temps et d’énergie à protéger, défendre et survivre. Et je ne souhaite pas que vous le fassiez non plus. Notre objectif doit être de faire la paix avec le corps dans toutes ses manifestations.
Je ne veux pas être un soldat envoyé au front pour combattre dans une guerre sans fin.
Changeons de vocabulaire et de stratégie
Forte de l’expérience acquise au fil des siècles par ceux qui nous ont précédés, je propose que nous expérimentions un autre paradigme fondé sur la paix. La voie de la paix n’est pas une voie sans douleur, ni une voie pour vivre éternellement. Mais d’après mon expérience, elle est bénéfique et source de nettement plus de vie et elle entraîne beaucoup moins de souffrance.
Vous pouvez construire votre chemin, étape par étape, en commençant par vous-même. Commencez par changer votre vocabulaire et vos pensées. Par exemple, cessez de considérer la maladie comme un ennemi à combattre. Et si chaque symptôme pouvait être accueilli comme un message? Lorsque vous n’allez pas bien, votre corps vous communique quelque chose.
Le chemin de la paix n’est pas un chemin sans douleur, mais il entraîne beaucoup moins de souffrance.
Connaissez-vous vous-même
Si vous vous connaissez et commencez à comprendre votre corps, vous poserez des bases solides pour, chaque jour davantage, vous rapprocher de la santé et vous éloigner de la maladie. Familiarisez-vous avec vos émotions, apprenez à les exprimer, travaillez sur les relations interpersonnelles et donnez une bonne priorité à vos besoins fondamentaux tels que le sommeil, la respiration, le mouvement et la détente.
Le chemin de la paix mène à une vision intégrée de l’interprétation de la maladie, qui va bien au-delà de la recherche de sa cause. Son élimination devient secondaire, on se concentre sur la compréhension et la santé, et la guérison vient d’elle-même.
Vous pouvez saisir le sens profond de tout message venant de votre corps en commençant par vous poser une question: pourquoi suis-je tombé malade? Peut-être y a-t-il une situation, un traumatisme non résolu qui vous met dans cet état? C’est le cas par exemple du surpoids.
De nombreuses pathologies peuvent être évitées simplement en respirant et en dormant bien. Que se passerait-il si vous faisiez la paix avec certaines personnes, avec le passé et avec votre vécu? Le chemin de la paix mène à la réconciliation avec soi-même et avec la Vie elle-même.
La paix libère du temps et de l’énergie pour devenir rayonnant, c’est-à-dire joyeux, confiant et vraiment en pleine santé.